Vingt kilomètres et des poussières de pentes, de descentes et de virages, juste pour le plaisir. Dimanche, 15 000 participants quitteront le Vélodrome direction Cassis, pour la 33e édition de cette classique des classiques. André Giraud, créateur de la course, refait la route avec Albert. Mais à l’envers.
Le vent retenait encore son souffle. C’était il y a quelques jours, sur le port de Cassis, en presque fin d’après-midi. Au pied des palmiers, un couple de touristes prend la pause. Le monospace bleu nuit itou, garée face à la jetée. Son propriétaire s’est éloigné. Objectif une ligne blanche, qui fend discrètement la chaussée à deux pas de là. Devant lui, un cliquetis, ceux des talons d’une dame pressée qui franchit la ligne la première. Dimanche, 30 000 pieds lui emboîteront le pas. Néophytes, retenez votre souffle : vous êtes sur la ligne d’arrivée du Marseille-Cassis.

Le propriétaire du monospace s’appelle André Giraud, fondateur de la course portée depuis trente-deux ans par la SCO Sainte-Marguerite. Une classique de 20,308 km - un semi-marathon à quelques mètres près- dont le succès se mesure à un simple indicateur : ce printemps, il a suffit de huit heures, en pleine nuit, pour écouler les 15000 places proposées sur la ligne de départ.
De quoi rendre heureux André Giraud, dont l’implication dans l’événement n’a pas cillé en trente ans. Son parcours, il le connaît par cœur, pourrait le courir les yeux fermés, ou à l’envers. A l’envers, chiche. A pied ? Albert vote plutôt pour un trajet en monospace, ce sera bien plus confortable… Le moteur ronronne déjà rien qu’à l’idée, ne le décevons pas. Ça y est, les quatre roues ont franchi la ligne blanche. Direction la ligne de départ, face au Vélodrome.
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