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Albert Londres
Statistiques
   Frédéric Legrand, aka Albert II   le 21/11/2011
 
 

Le méga-match : quinze ans de clasico minute par minute

 

Les statistiques au football, c’est comme les crampons et les gencives dans lesquels les planter : absolument indispensable. A l’occasion de ce nouvel OM-PSG, Albert s’est lancé dans un délice de plomberie : passer au crible les chiffres des 30 derniers clasico [1], depuis la saison 1996-1997.

Tout seigneur, tout honneur, la palme des buts revient à l’OM, mais de justesse : 33 réalisations contre 30 pour le PSG. Au nombre de cartons, le match est encore plus serré : 64 jaunes pour Marseille contre 65 pour Paris, un rouge à l’OM et trois pour le PSG : du viril, mais correct malgré tout. Du côté du banc, l’équilibre est quasi parfait avec 70 changements pour Marseille et 71 pour Paris. A l’arrivée, un clasico moyen, c’est 2,2 buts et 4,3 cartons jaunes. Bref, du beau spectacle avec de l’engagement physique pour les hommes, les vrais. De quoi rester tout le matche scotché devant la tévé ? Méfi. Grâce à son décryptage minute par minute, Albert vous donne les meilleurs moments pour aller faire une pause pipi.

Première mi-temps

Premier quart d’heure (1ère-15e minute) : tour de chauffe

Les équipes se jaugent, tentent de s’impressionner physiquement (9 cartons jaunes). Quelques buts (9 réalisations, 15% des goals enregistrés). Vous n’êtes pas à l’abri d’une surprise. Gardez le volume bien fort au cas où.

Second quart d’heure (16e-30e) : boîte à gifles, boîte à buts

Revenez dans le canapé car ça commence à défourailler sévère : 12 buts en quinze saisons sur cette période. Les deux équipes ouvrent la boîtes à gifles : 14 jaunes et trois rouges.

Troisième quart d’heure (31e-45e) : kung-fu parisien

Âmes sensibles, détournez le regard : Paris s’entraîne au tacle à la tempe avec DIX-HUIT cartons jaunes, contre seulement 11 pour l’OM. Pendant qu’on évacue les blessés, les joueurs marquent quand même quelques buts, avec 10 réalisations.

Deuxième mi-temps

Premier quart d’heure (46e-60e) : bienvenue aux petits nouveaux

Si vous ne vivez que pour les shoots en pleine lucarne, vous pouvez zapper sans problème la reprise. Peu de buts (5 seulement), quelques cartons sans méchanceté (19, dont quand même 12 pour le PSG, qui revient très chaud des vestiaires). Le onze de départ ne vous a pas plu ? Jetez un œil à l’écran, c’est le moment des changements, surtout au PSG (15 remplacements contre 13 à l’OM).

Deuxième quart d’heure (61e-75e) : festival bleu et blanc

Attention, quart d’heure marseillais ! L’OM tacle plus (15 jaunes contre 11 parisiens) pour planter plus (9 buts contre seulement 4 pour le PSG). Sur le banc de touche, 24 changements Paris contre 27 à Marseille, avec une prédilection pour la 70e (10% des changements à elle seule)

Dernier quart d’heure (75e-90e) : la complainte du cireur de banc

Le money time réussit davantage au PSG qui parvient à marquer 8 buts contre 5 pour l’OM. Marseille compense en cisaillant du tibia bleu et rouge : DIX-NEUF cartons jaunes contre 13 pour Paris. On remarquera le sadisme des coachs des deux équipes qui effectuent près de 12% de leurs remplacements dans les cinq dernières minutes. Trois cents secondes pour sauver son équipe et/ou gagner un peu de temps de jeu : le football est une école d’humilité.

ATTENTION : lundi dans le Cafoutche, debrief du prochain OM-PSG au vu de ces stats !

Notes

[1] Disponibles intégralement sur le site de la Ligue


 



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