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Albert Londres
Bottin mondain
   Frédéric Legrand, aka Albert II   le 10/02/2012
 
 

« Un sentiment plus qu’affectueux à l’égard de FO »

 

Allez ! Comme le dit le maire : « ce soir, c’est soir de fête, on va pas se dire des choses désagréables ». Plutôt des choses agréables tiens : en 2012, le 14 juillet et le 11 novembre tombent le week-end ? « Un jour de congé de plus, ça posera pas de problème, je vais dire oui à Patrick tout de suite », sourit Jean-Claude Gaudin. « Patrick » (Rué) vient de présenter au maire sa première revendication en tant que secrétaire général des territoriaux FO.
Hier matin, à l’ouverture du congrès des territoriaux FO, Patrick a été élu en remplacement de Claude (Argy), patron historique du syndicat, écarté par sa base dans le sillage de l’affaire Guérini. Hier soir, le maire de Marseille recevait les congressistes dans le grand bunker hall du nouveau conseil municipal. À grands coups de sifflets à roulette, un militant en casquette rouge rapproche les deux cents et quelques présents vers la tribune aux discours.

« Vous êtes le patron ». Patrick ouvre le tour de parole : « FO est un syndicat riche en revendications. Nous sommes indépendants, c’est-à-dire indépendants aussi du pouvoir politique. Monsieur le maire, vous êtes le patron, et ça nous convient. Nous avons des choses à discuter ensembles, comme les nouveaux cycles de travail pour la police municipale ou la vidéosurveillance. Dans le secteur de la culture, c’est un problème d’effectifs. Votre directeur des ressources humaines est un ami de l’organisation [FO], mais il est dur. Nous vous demanderons aussi de faire un effort sur le logement de fonction des agents des écoles.[...] »

Un représentant de la fédération nationale FO enchaîne : « Merci à monsieur le maire de son accueil et notamment ce soir. [...] La fédération reconnaît pleinement la nouvelle équipe des territoriaux FO. Ça va sans dire, mais ça va mieux en le disant par rapport à l’extérieur. »

« Prisme parisien ». Jean-Claude monte sur l’estrade. Il rend hommage à la nouvelle équipe « qui fait honneur à FO au niveau national ». « Si les autres syndicats n’avaient pas toujours dit des mensonges sur moi, que j’étais ultralibéral que je voulais tout privatiser, j’aurais peut-être pu les recevoir. Dans cette ville on peut tout caricaturer, les journalistes avec un prisme parisien peuvent dire que FO gère la ville [1] ! Nous, nous discutons ensemble, nous travaillons ensemble, avec Claude et maintenant avec Patrick. […] Le courage de FO a été de dire « nous sommes libres, nous ne sommes pas inféodés à un parti politique ». Pour cela, j’ai toujours eu un sentiment plus qu’affectueux à l’égard de FO. [...] ».

La messe est dite, on passe au buffet. Le lendemain, les congressistes FO étaient reçus par Eugène (Caselli), président PS de la communauté urbaine de Marseille.

Notes

[1] Reproche contre le presse repris plusieurs fois durant la journée par les congressistes FO, selon plusieurs confrères.


 



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