Vous êtes ici > Feuilletons > Marseille, jazz session > Virée à l’Ache, au crépuscule
Albert Londres
qui vole un boeuf vole un boeuf
   Clément Chassot, aka Albert XIII   le 9/05/2012
 
 

Virée à l’Ache, au crépuscule

 

Comme vu précédemment dans l’épisode 1 de ce feuilleton, les hauts lieux du jazz marseillais se font de plus en plus rares. Cependant, il résiste un endroit apprécié de tout le milieu, où viennent tous les jeudis soirs des musiciens, plus ou moins reconnus, pour de longues heures d’improvisation. C’est l’Ache de Cuba, planté face au métro cours Julien.

Ce jeudi, les festivités commencent avec une formation 100% marseillaise, le Marion Gauthier quintette, du nom de la chanteuse. Ils se connaissent tous - la plupart sortent du conservatoire - mais, bizarrement, jouent pour la première fois tous ensemble. « On est tous investis dans plusieurs projets, le jazz a toujours beaucoup de ramifications. Il n’y a pas selon moi de sonorité spécifique au jazz marseillais. Peut-être une façon différente d’appréhender les choses, à l’arrache, un peu à l’image de la ville... Mais faut pas s’inquiéter, on a tout de même un peu répété... », plaisante Ugo Lemarchand, trompettiste, devant l’entrée du club à quelques minutes de commencer le set.

Puis on pénètre dans l’antre. L’ambiance est tamisée, chaleureuse, propice aux rencontres... Malheureusement, le lieu, qui existe depuis quinze ans, va certainement bientôt fermer : La copropriété a engagé une procédure en référé pour nuisances sonores, malgré des travaux d’insonorisation. Jugement prévu le 11 mai, soit après-demain. Le temps de s’y rendre demain jeudi... En attendant, petit avant-goût sonore, avec les impressions d’une amatrice et d’un musicien marocain qui compte cinquante ans de carrière, Armand Lemal :

El Ache de Cuba, 108, cours Julien, Marseille 6e. Concert jeudi, à partir de 21h.


 



ALBERT EN RÉSEAU

Sur Flickr
Fil RSS